11 février 2016

Gaslighting - Traductions sélectives, synthèse & réflexions

Content Warning : relations abusives

Avant toute chose : c'est quoi le gaslighting ?

Le gaslighting, c'est un type d'abus émotionnel dans lequel l'information est déformée par le-a gaslighter (la personne qui se sert du gaslighting pour en manipuler une autre, donc), qui fait des omissions sélectives allant dans son sens. Un-e gaslighter doit avoir raison, mais iel doit surtout être convaincu-e que sa victime pense qu'iel a raison. L'information peut aussi être présentée de sorte que la victime remette en question ses souvenirs, ses perceptions, ses expériences... Une victime de gaslighting se méfie constamment de ses propres pensées, pense que ses souvenirs ou que ses ressentis ne sont pas fiables, et que ses réactions sont illogiques ou irrationnelles. Et bien sûr, comme il est impossible dans ces conditions de se faire confiance, il est très difficile de s'apercevoir qu'on est victime de gaslighting.
C'est ensuite une tactique fréquemment utilisée pour remettre en question les expériences vécues de personnes neuro-atypiques (toutes les personnes n'étant pas considérées comme "normales" : surdouées, autistes, souffrant de maladies chroniques, handicapées...) ou ayant des troubles psychologiques, ce qui est abusif et capacitiste. Selon le gaslighting capacitiste, la colère est toujours causée par nos troubles psychologiques, on ne peut jamais être blessé ou triste à cause d'une chose extérieure à nous, parce qu'on est en dépression; notre avis et nos paroles ont moins de valeur que ceux de quelqu'un sans troubles psychologiques. Si on est en colère contre une personne qui tient des propos homophobes, capacitistes ou sexistes, c'est toujours de notre faute : on a simplement des troubles psychologiques qui expliquent qu'on se met en colère, et on explose juste parce qu'on ne va pas bien. Ce n'est jamais la faute de l'interlocuteur-trice, peu importe combien iel tient des propos insupportables. Jamais iel ne se remettra en question, car notre ressenti n'est pas légitime.
A l'origine, ce mot a été théorisé par Robin Stern. Selon elle, le gaslighting décrit plutôt la relation qui se fait entre deux personnes, un-e gaslighter et un-e gaslightee. Cette relation se perpétue par le fait des deux personnes : d'une part le-a gaslighter qui a constamment besoin que le-a gaslightee soit persuadé-e qu'iel a raison, afin de s'assurer qu'iel a le pouvoir sur ellui-même. Le-a gaslightee, d'autre part, a tendance à idéaliser son-a gaslighter et à chercher son approbation. Aucune des deux personnes dans la relation n'est prête à lâcher le morceau dans une dispute par exemple, à cause de la mécanique qui fait fonctionner la relation de gaslighting. Du coup, les disputes sont émotionnellement très fortes, et comme elles se terminent sur le-a gaslighter qui doit avoir raison, le-a gaslightee se sent complètement abattu-e. Le gaslighting ne peut continuer à se perpétuer que si le-a gaslightee essaie, consciemment ou non, de s'adapter au gaslighter, essaie de lui montrer sa visions des choses, car iel a terriblement besoin de son approbation pour qu'iel puisse se sentir entier-ère. Pour ce faire, le-a gaslightee termine en général par changer à contre-coeur, ou par abandonner, afin que les deux personnes puissent être d'accord.



Être victime d'un gaslighter

Comment savoir si on est victime d'un-e gaslighter, et quels sont les comportements qu'iel peut avoir ? Cela dépend bien sûr de chaque personne, mais voici quelques points communs, qu'on retrouvera assez souvent.

a- les phrases au quotidien dont il faut se méfier
  • Le-a gaslighter peut changer de sujet, ou refuser la conversation. Pour ce faire, iel peut poser une autre question, ou dire quelque chose qui vise l'esprit de la victime directement : "tu t'imagines des choses, ça n'est jamais arrivé", "c'est encore une autre idée d'un-etel-le ?", "tu ne vas pas recommencer", "où as-tu été pêcher une idée pareille ?", "arrête de râler", "tu dis ça exprès pour me faire du mal", "tu essaie juste de m'embrouiller".
  • Iel peut tenter de minimiser, de banaliser ce que vous ressentez, et ainsi gagner de plus en plus de pouvoir sur vous : "pourquoi es-tu si susceptible ?", "pas la peine de te mettre en colère pour si peu !", "c'était juste une blague, pourquoi tu prends toujours tout trop à coeur ?", "tu comptes vraiment laisser un petit truc comme ça se mettre entre nous ?"
  •  Iel peut refuser de reconnaître vos sentiments et vos pensées, vous forçant à douter de vous-même. Iel peut aussi prétendre ne pas se souvenir d'une promesse qu'iel a faite : "je ne me souviens pas de ça, tu as dû halluciner", "tu mens, je n'ai jamais dit ça", "je ne sais pas de quoi tu parles, tu changes de sujet", "je ne vois pas pourquoi je devrais m'occuper de ça".
  •  Iel peut déformer, restructurer avec subtilité ce qui a été dit ou fait en sa faveur, vous forçant à vous remettre en question. Cela peut être combiné à de la fausse compassion : "je n'ai pas dit ça, j'ai dit...", "je ne t'ai pas frappé, je t'ai juste donné un petit coup sur la tête, c'est ce que font tous les bons pères", "si tu te rappelles bien, j'essayais en fait de t'aider", "souviens-toi, la dernière fois tu ne t'en étais pas souvenu correctement", "c'est ce que tu pensais la dernière fois, et tu t'étais trompé".

b- au-delà des phrases
  • Le gaslighting n'est pas forcément intentionnel. Même si vous avez du mal à imaginer votre partenaire, vos ami-e-s, vos parents, vos frères et soeurs vous manipuler de la sorte, ils peuvent pourtant le faire sans s'en apercevoir (voir également la dernière partie de l'article). Vous pouvez vous-même faire subir du gaslighting sans vous en rendre compte. Il suffit simplement de penser qu'on a le droit de modifier la personnalité de quelqu'un d'autre. Nous apprenons à contrôler et à manipuler les autres de façon simple et naturelle, mais nous ne sommes pas tou-te-s des manipulateur.trices. Pourquoi ? Manipuler sous-entend penser que la personne nous appartient, et qu'on peut faire ce qu'on veut. Même s'il est difficile d'identifier le gaslighting en tant que tel, on peut assez rapidement détecter ce type de pensées.
  • Le gaslighting peut se déclencher avec certains sujets uniquement, il n'est pas forcément constant. Quand iel se sent en insécurité, ou très mal, un-e gaslighter est incapable de voir que c'est à cause de sa paranoïa, de sa jalousie, de ses insécurités. Ce sera forcément de votre faute, parce que vous êtes quelqu'un de mauvais. Et s'iel n'est pas persuadé-e que vous êtes d'accord avec ellui, des heures de remontrances, d'ambiance pourrie, d'engueulades, ou de critiques qui peuvent sembler raisonnables vous attendent.
  • Il est tout à fait normal d'avoir des trous de mémoire lorsqu'on est victime de gaslighting. C'est justement l'une des bases de ce type de manipulation : faire douter la victime de ses sentiments, de son vécu, de sa réalité et de ses souvenirs. Un-e gaslighter essaiera probablement de faire passer sa victime pour le-a méchant-e, disant qu'elle est narcissique, manipulatrice ou d'autres choses du genre. La victime va donc douter, et se demander si elle agit de la sorte lors de ses trous de mémoire, ne se reconnaissant pas dans ces descriptions. C'est sans doute faux. C'est le-a gaslighter qui est responsable des trous de mémoire, surtout s'ils surviennent dans des contextes particuliers (par exemple des discussions)
  • Les personnes très empathiques, qui ont besoin d'approbation, ou qui aiment s'occuper de leur entourage sont des cibles faciles pour un-e gaslighter. Si vous êtes l'une de ces personnes, ce n'est pas à vous de changer. L'hyper-empathie est un super-pouvoir, et non une faiblesse, tout comme la capacité à écouter les critiques pour s'améliorer. Observez-bien ce qui se passe en vous lorsque vous faites des efforts pour changer : si cela n'augmente pas votre amour-propre, et que pire, vous vous sentez honteux ou effrayé par ces changements, c'est que la personne à l'origine veut vous manipuler. 


Comment savoir si je suis victime de gaslighting ?

Selon le type de gaslighter et l'étape dans laquelle on se trouve, les manifestations ne sont pas exactement les mêmes (voir "The Gaslight Effect"), mais on note tout de même des points communs, que j'ai trouvé un peu partout lors de mes recherches sur le sujet :
  • Une grave perte de confiance en vous-même : vous vous remettez sans cesse en question ; vous avez l'impression d'être incapable de faire quoique ce soit de bien ; vous avez du mal à prendre des décisions simples ; vous ressentez constamment le besoin de vous excuser pour ce que vous faites ou pour ce que vous êtes ; vous avez l'impression qu'il y a quelque chose qui pose problème chez vous, fondamentalement (que vous êtes névrosé-e par exemple) ; vous trouvez difficile de vous fier à votre propre jugement, et vous préférez vous fier à celui de quelqu'un d'autre ; vous vous demandez sans cesse si vous êtes un-e assez bon-ne partenaire / fille ou fils / ami-e / employé-e
  • Un mal-être généralisé : vous ne comprenez pas pourquoi, alors que "vous avez tout pour être heureuxse", vous ne l'êtes pas tant que ça ; vous savez que quelque chose ne va pas, mais vous ignorez quoi ; vous vous sentez désespéré-e, isolé-e, incompris-e ; vous avez l'impression d'être constamment en train de surréagir, ou d'être trop sensible ; vous vous sentez coupable de votre malheur ; vous vous sentez constamment menacé-e, sans savoir pourquoi
  • Vous avez peur : vous n'arrêtez pas de vous excuser ; vous commencez à mentir pour éviter les violences verbales et la remise en question de votre ressenti ; vous avez peur de vous exprimer ou d'exprimer vos émotions, alors vous préférez ne rien dire ; vous y réfléchissez à deux fois avant d'amener certains sujets de conversation qui semblent pourtant anodins
  • Votre comportement par rapport aux autres : vous défendez mordicus le comportement de votre gaslighter contre vos proches ; vous gardez souvent des informations pour vous, vous ne dites pas tout à vos proches afin de ne pas avoir à vous expliquer ou à trouver des excusez ; vos proches essaient de vous protéger de cette personne

Si vous pensez être dans une relation de gaslighting, je vous suggère vivement de consulter l'ouvrage The Gaslight Effect, disponible malheureusement seulement en anglais. J'indique ici tout de même quelques pistes qui pourraient vous aider.
  • Le reconnaître : soyez à l'affût des signes cités plus haut. Cherchez le contexte dans laquelle votre gaslighter manifeste ces signes. Si vous faites un peu d'introspection, vous vous rendrez compte que avous avez toujours su que quelque chose n'allait pas. Votre système d'alarme ne s'est pas arrêté de fonctionner, vous avez juste appris à ne plus l'écouter.
  • Faites-vous confiance. Affirmez activement vos souvenirs et vos expériences : "je suis capable de savoir ce que j'ai vu / entendu / ressenti".
  • Si vous n'êtes pas financièrement dépendant-e ou dans une situation particulièrement difficile (risque de violence accrue par exemple) par rapport à votre gaslighter, essayez de réagir. Confrontez la personne à ces actes, faites-lui savoir que vous vous en tiendrez à votre version des faits, et pas à la sienne. S'iel refuse d'entendre raison, coupez les ponts le temps qu'il faudra. Car quand l'objectif d'une conversation n'est plus de se comprendre, mais de faire des échanges de pouvoir, on ne peut pas gagner. Il faut se désinvestir, arrêter de chercher l'approbation de son-a gaslighter, arrêter de vouloir lui faire comprendre qu'iel dépasse les bornes.
  • Si vous êtes une femme, la situation sera d'autant plus difficile. Nous vivons dans une société où il est très difficile pour les femmes de s'affirmer, et où il est très aisé aux hommes d'asseoir leur domination sur elles, ce qui se reproduit notamment dans les couples hétéro. Si vous vivez avec vos parents, la situation sera probablement très difficile aussi, la domination adulte étant bien prégnante : tous les prétextes sont bons pour éduquer ses enfants, et bien des parents croient pouvoir les modeler comme bon leur semble, en niant leurs ressentis. De leur côté, les enfants voient souvent chez leurs parents une figure d'autorité, et sont à la recherche de leur approbation. Si les parents ne sont pas consciencieux, il est très facile de tomber dans une relation de gaslighting dans le carcan familial.

La pensée "positive", bras droit du gaslighting

Vouloir aider son entourage, c'est louable. Mais il ne faut pas le faire n'importe comment, surtout si c'est pour sortir une phrase toute faite, stéréotypée et souvent très éloignée du vécu de son interlocuteur-trice. Les mots sont très importants. Ainsi, le gaslighting est présent partout dans notre langage. Vous trouverez dans cette partie quelques phrases d'exemple.

"Ce ne sont que des mots"
Les mots peuvent faire beaucoup de mal. Dire que les mots ne peuvent faire aucun mal, c'est nier la souffrance de toutes les personnes qui ont subi du harcèlement scolaire, verbal, au travail, cela nie la souffrance des personnes hypersensibles et donc d'autant plus réceptives aux mots blessants. Cela nie aussi le fait que les commentaires racistes, sexistes, transphobes, homophobes, validistes, ou oppressifs de quelque façon que ce soit 
participent amplement au maintien de ces dominations.

"N'y pense plus"
On ne peut pas toujours contrôler ses souvenirs, et on ne peut pas toujours oublier les événements douloureux sur commande. Si quelqu'un a fait quelque chose d'incorrect et ne s'est jamais excusé, on a le droit de continuer à être en colère, peu importe combien de temps s'est écoulé depuis. Les personnes qui nous disent ça veulent simplement qu'on se sente mieux, car elles savent que c'est horrible de revoir des événements désagréables. Mais on ne peut pas toujours agir contre. Et puis, par exemple, dire à quelqu'un qui a été violé de ne "plus y penser", c'est nier les effets négatifs durables de la plupart des viols sur la vie des victimes, c'est banaliser la souffrance de la personne.

"Souris ! Ne pleure pas !"
Bien sûr, quand un-e ami-e nous dit ça, iel veut qu'on se sente mieux. Mais on ne contrôle pas toujours ce qu'on fait avec sa tête, et c'est notre problème. Les gens pleurent rarement par plaisir. Dire à quelqu'un de ne pas pleurer, c'est aussi lui dire de se battre pour cacher ses émotions. Après avoir entendu des tas de fois qu'il fallait sourire, ou ne pas pleurer, on risque de se mettre à prétendre que tout va bien quand ce n'est pas le cas. Et on finit même par se demander si on va vraiment mal, comme si nos sentiments pouvaient être évalués de façon objective, et comme si les nôtres n'étaient pas légitimes.
  
"Tu t'es emporté-e tout-e seul-e
Cette phrase sous-entend que la personne qui a émis la parole blessante n'est pas responsable de ses propos, car c'est l'autre qui a pris la mouche. La personne responsable se fiche de l'effet qu'a eu ses propos. Ainsi, la personne blessée n'a qu'à apprendre à contrôler ses émotions. Savoir réagir et contrôler ses émotions, c'est super. Mais dire aux gens qu'iels doivent le faire, car sinon c'est de leur faute s'iels se sentent blessés par les propos de quelqu'un, c'est du gaslighting. Les gens sont responsables de la façon dont iels traitent les autres. Les paroles des autres et la façon dont on réagit sont deux choses distinctes.
  
"Regarde un peu ailleurs, tu n'es pas le-a plus malheureuxse du monde"
Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, relativiser ne m'a jamais aidée. Comment peut-on apprendre à gérer sa souffrance, si on ne la prend à aucun moment au sérieux ? Je pense qu'au contraire, il faut d'abord pleinement digérer sa propre souffrance avant de pouvoir la relativiser. Et quand on relativise la peine de quelqu'un, on dit d'abord "ta souffrance n'est pas si horrible, arrête de nous emmerder avec". Si on pousse cet argument jusqu'au bout, il faudrait toujours relativiser, et il n'y aurait aucune souffrance à prendre au sérieux, puisqu'il y a toujours pire ailleurs. En plus, il y a fort à parier que la personne à qui vous dites de relativiser est déjà au courant que sa souffrance n'est pas la pire au monde.

"Sois heureux ! Arrête d'être déprimé-e comme ça !"
Il y a des gens qui pensent qu'on peut décider comment on va, qu'on peut juste décider d'être de bonne humeur. Dans ce cas, j'aimerais bien savoir pourquoi il y a des gens qui décident de continuer à aller mal. Iels se complaisent dans leur malheur, c'est ça ? En plus, quand on dit ce genre de choses, on banalise les troubles mentaux, en sous-entendant qu'on pourrait se débarrasser des troubles anxieux ou de la dépression par le biais de la pensée positive. Il suffit en fait d'essayer assez fort. (Non)
La pensée positive doit rester un outil, une béquille dont on peut se servir si et seulement si on en ressent le besoin, et si ça marche pour nous. Ce n'est en aucun cas quelque chose qu'on doit imposer aux autres.

"The Gaslight Effect" est un ouvrage très complet et assez long à lire, mais si vous êtes vous-même pris dans une relation de gaslighting, je ne saurais que trop vous recommander sa lecture, si vous lisez l'anglais. Comme j'ai voulu ici faire un article synthétique, il y a de nombreux points que je n'ai pas abordés.

8 commentaires:

  1. Merci pour cet article. C'est rude à lire quand on s'y reconnaît (côté victime), mais nécessaire, j'imagine.

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    1. Merci pour ton retour. Oui, reconnaître que ça nous arrive c'est le premier pas pour aller vers une relation plus saine, ou alors pour se dire qu'il est temps de foutre le camp si aucune technique n'a marché.

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  2. Article incroyable!
    Les exemples illustrent à merveilles les propos. Bravo!!

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  3. Tout récemment j'ai tenté de mettre fin à mes jours.
    Transférée en thérapie en psychiatrie, j'ai été confrontée à visualiser ma vie! J'ai pu réaliser la dureté de la réalité mon conjoint m'avait détruit et en lisant votre texte, je n'ai pu m'empêcher de pleurer énormément! Voilà enfin un texte qui décrit tellement ma relation amoureuse avec lui.
    Tout l'ensemble du texte reflète ma vie :*(
    Mais maintenant isolée sans réseau social et sans bcp sous je ne vois pas comment m'en sortir
    J'espère avoir la force et espoir en moi ne vouloir continer

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    1. Bonjour et merci pour votre retour.
      Je suis désolée que vous ayez eu à vivre une relation aussi destructrice avec quelqu'un. Je suis tout de même heureuse que vous ayez pu enfin trouver les mots et le nom de ce type de manipulation, au moins, vous savez aujourd'hui de quoi vous avez souffert...
      La partie post-relation est difficile également car il est vrai qu'une relation de gaslighting peut faire en sorte de vous isoler totalement et de perdre contact avec tous vos proches. Peut-être pouvez-vous retourner vers eux, même si cela fait plusieurs années, et leur expliquer ce que vous avez vécu ?
      La précarité financière est super difficile à vivre aussi, empêche toute vie sociale...
      Je vous souhaite tout le courage du monde pour vous en sortir.

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  4. Étrangement je lis ce texte et me retrouve autant dans le rôle de la victime que dans le rôle du 'gaslighter'...difficile s'y retrouver

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    1. J'imagine que dans une relation très malsaine, c'est possible de faire les deux en même temps... Mais j'avoue que je n'avais pas du tout imaginé ce cas de figure.

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